mercredi 23 janvier 2013


UN CARICATURISTE MECONNU : ANTOINE BISETZKY

1817- 1892


Il y a une dizaine d'années,  j'ai acquis dans une adresse parisienne un petit lot d'ouvrages comprenant un album romantique oblong de 35 caricatures, des aquarelles originales signées Bisetzky. 

Le nom ne me disait strictement rien, mais les portraits charges étaient vigoureux,  l'ensemble manifestement lié aux premières lignes de Chemin de Fer de la région Ouest de Paris et, dans le volume, une note du précédent propriétaire soulignait la rareté de l'ouvrage. Celui-ci décédé, était connu comme un excellent bibliophile. Malgré le prix demandé par la succession, somme qui n'était pas mince, je me suis laissé convaincre.

A l'époque, j'ai fait une première et rapide recherche sur cet artiste et je n'ai rien trouvé. Pris par le quotidien de la librairie, j'ai mis l'album de côté et de temps en temps, je relançais ma requête. Toujours rien. Et puis, il y a 5 ans, en continuant de farfouiller périodiquement sur Internet , j'ai vu la lueur d'une piste au Musée du Château de Compiègne, indice qui m'a mené à Chantilly. A partir de là, j'ai, par bribes, trouvé des informations sur la vie et l'oeuvre de Bisetzky. (1)
Gare de Saint Cloud

Intendance ?
Ingenieur de l'atelier traction ?



*****


Antoine François Elie Bizetsky est né le 5 Juin 1817 à Saint Germain en Laye. D'origine Polonaise, il était le fils de François Bisetzky né à Metz en 1778, ancien officier d'artillerie
devenu chef de musique sous Charles X.
Il est de la descendance de Gentilshommes Polonais nommés "Biesicki" qui suivirent en Lorraine le roi Stanislas Leczinsky. Naturalisée Française au XVIII° siècle, la famille écrivit son nom : Bisetzky.

Antoine, artiste-né, gâté par sa mère, a fait des études de musique, seul domaine qui l'intéressait. A 16 ans, il obtient un premier prix de flûte au Conservatoire. Il rejoint la musique de Louis-Phillipe et, sa famille étant dans le besoin, donne de surcroît chaque Dimanche des petits récitals dans un bastringue, l'Ile d'Amour à Belleville. Il convole en 1841 mais, deux ans après, son état de santé médiocre le contraint à renoncer à la musique. Il se tourne alors vers le dessin qu'il avait un peu pratiqué, mais ce n'était pas suffisant pour subvenir à ses dépenses. Il fallait nourrir ses parents, sa femme et deux enfants.

Grâce à la recommandation de Jacob Pereire, il entre en 1846 comme sous-inspecteur de deuxième classe à la Compagnie des Chemins de fer du Nord avec des appointements de 1600 francs par an plus les frais de déplacements. Dès 1847, nommé chef de gare à Enghien, il commence à réaliser des portraits-charges des différents cadres, dirigeants et collègues du monde du Rail. Notre recueil date de cette période.



La recette de Saint Cloud.

???

???

Vieille priseuse au Bureau des Omnibus


Lors de la Révolution de 1848, des "patriotes" mettent le feu à la gare et aux entrepôts. Conscient de la menace, Bisetzky avait le jour précédent enfouit des valeurs considérables, en particulier des lingots d'or restés dans un wagon bloqué par les combats et également la caisse de gare de la Cie. Sur ces évènements, il existerait au Musée de Montmorency un énorme dessin de Bisetzky, d'un très grand réalisme, dessin exécuté de mémoire en 1852. Je ne l'ai pas vu.



Ingénieur-Arpenteur.

Pereire ?

Responsable atelier forge.


Cette noble attitude, jointe à ses qualités professionnelles, le rendent très estimable auprès des dirigeants de la Compagnie. Il est nommé en 1859 chef de gare à Chantilly avec des appointements de plus de 3000 francs. Chantilly est fréquenté par beaucoup de gens du Monde, attirés par la beauté des paysages, les chasses à courre et les courses de chevaux. Avec leur permission et en ne nuisant jamais aux intérêts de sa Compagnie, By les croque. Dès 1864, il annonce la mise en loterie d'un premier album et les membres du Jockey Club et autres aficionados des chasses prirent un grand nombre de billets.


Gare de Versailles.

Chef de gare St Germain.

Bizetsky. Auto-portrait ? 1848.


Cet album de 1864 n'a apparemment jamais vu le jour. On n'en connait aucun exemplaire.
Plusieurs de ces portraits, légèrement transformés ont étés publiés en 1866 dans un autre album de douze dessins lithographiés en couleurs et probablement imprimées à Paris chez Bauger.
Ces dessins, pour ceux que je connais,  représentent Le Comte de Lagrange avec ses deux chevaux vainqueurs du Derby d'Epsom, Thomas Couture le peintre régional, Despagnet industriel qui fit fortune dans la canne à sucre, Harry Fritsch un allemand professeur de piano, sans compter celui de Bizetsky lui-même juché à califourchon sur une locomotive et jouant de la flûte traversière. (Voir ci dessus). Je ne connais pas l'album de 1866 complet donc je ne peux vous citer les autres personnages le composant. Mais de cette série il existe cinq portraits au Musée National de Compiègne, portraits qui sont ceux du Duc d'Hamilton, du Comte de Berteux, de Nieuwerkerke et les deux derniers : Fritsch et Couture dejà décrits.

Après la guerre de 1870 où la gare de Chantilly fût occupée par les Allemands, période où Bizetsky vécut différentes aventures, celui-ci reprit ses fonctions et ses dessins. La situation de notre chef de gare le transformait en personnage officiel. Il recevait personnellement tous les personnages de marque venant à Chantilly. La salle d'attente de la gare était devenu un salon ou By recevait les voyageurs et ou Charles, son fils, prenait les commandes au nom des productions artistiques Bisetzky.


Album Comique. 1884 & 1885. Couverture.

Il fût ainsi décidé de la parution par abonnement d'un Album Comique qui devait comprendre douze portraits par an, publié le 10 de chaque mois, au prix annuel de 25 francs, les planches présentées sous une couverture imprimée sur papier gris fort, l'impression réalisée par Becquet à Paris. Cette publication fût effective pendant deux ans seulement : 1884 & 1885.

L'album de 1884 est constitué des portraits-charges de :
10/01. Comte de Gouy-D'Arcy.
10/02. Charles Lafitte.
10/03. Joachin Lefevre.
10/04. Trubert.
10/05. Le Duc d'Aumale.
10/06. Lasalle de l'Opéra.
10/07. Le Duc de Morny.
10/08. Le Jockey Mills.
10/09. Baron de Rochetaillée et Comte de Lamotte.
10/10. Quiclet.
10/11. Chapard.
10/12. Meissonier.


Chapard. 10/11 1884.

Meissonier. 10/12. 1884.

Le Duc d'Aumale. 10/05. 1884.

Le Duc de Morny. 10/07. 1884.

Lasalle de l'Opéra. 10/06.1884

et celui de 1885 : 
10/01. Le Prince de Joinville.
10/02. Henri Vieillard.
10/03. G.Hughe.
10/04. Bisetzky.
10/05. H. Gibsons.
10/06. Général de Gallifet.
10/07. Duc de Castries.
10/08. G. Commissaire de Sre. des Chemins de Fer. 1848.
10/09. Le Comte de Puiseux.
10/10. Le Marquis Maison.
10/11. Musters.
10/12. L.Delâtre.




Marquis Maison.10/10.1885.

Henri Vieillard. 10/02. 1885.
Commissaire de Sécurité. 10/08.1885.
Commissaire de sécurité. Original 1848.


Bizetsky. 10/04. 1885.
Prince de Joinville. 10/01.1885.



Plus rien n'est paru après cette date. On sent d'ailleurs à voir le contenu de l'édition 1885 que la source se tarit et que l'enthousiasme n'est plus le même. Pour que la série soit homogène, en Avril , By refait son propre portrait et en Août, il publie avec certaines modifications un dessin de 1848 dont je possède l'original dans mon album.

Bisetzky prendrat sa retraite en 1886. Il est mort à Paris six ans plus tard, hébergé par sa fille Marie-Antoinette.

Vu la quasi confidentialité de la production de Bysetzky, on voit très rarement passer aux Enchères des planches éparses. Elles attirent de l'intérêt chez quelques rares collectionneurs
qui admirent l'excellence du dessin dans la lignée d'un Benjamin Roubaud et du Panthéon Charivarique. Les prix sont très abordables.

Une valeur d'avenir comme disent les agences boursières.

Bonsoir,

(1) Une de mes sources principales étant le Bulletin " Chantilly à travers les âges" C9. 2005. Un article de Françoise Chapard.










samedi 17 novembre 2012



LES DIFFERENTS BANDEAUX DU CHARIVARI de 1832 à nos jours.
Répertoire Biblio-Iconographique.

Du N° 00 de Fin Novembre 1832 au N° 20 du Jeudi 20 Décembre 1832 le journal est paru sans bandeau. 
A sa place dans un carré blanc une indication pour les lecteurs : 
" la disposition de ce titre n'est que provisoire. Aussitôt que le graveur aura pu nous livrer la vignette, nous en enverrons à nos abonnés autant d'épreuves qu'ils auront reçu de numéros, afin qu'ils puissent les fixer à la place qu'elles doivent occuper."

Bandeau N° 1 : Parution le  Vendredi 21 Décembre 1832. Une vignette au format 16X10 dessinée par Tony Johannot et gravée par Cherrier. Sur un fond blanc et au centre : Le Charivari . Encadrement de femmes musiciennes jouant de divers instruments dans un décor floral. Légende : Journal publiant chaque jour un nouveau dessin.
Fin de parution : N° 273 le Samedi 31 Août 1833.




Bandeau N° 2 : Parution le Dimanche 1er Septembre 1833. Une vignette au format 17x 3,5 dessinée par E.F.( Eugène Forest, je présume). Première planche voulant illustrer le tohu-bohu, des orchestres de fantaisies ou autres farandoles de diablotins figurant " Le charivari". On distingue de gauche à droite : un ramoneur frappant sur des pinces à braise, un cuisinier martelant une casserole avec une cuillère, un enfant soufflant dans un porte-voie, deux sonneurs de cloche, deux scieurs de pierre faisant grincer leur scie et un joueur de triangle. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 280 le Samedi 7 Septembre 1833.




Bandeau N° 3 : Parution le Dimanche 8 Septembre 1833. Une vignette au format 17x3,5 dessinée par F. ( probablement , à nouveau Eugène Forest). Deuxième planche du tohu-bohu . On distingue de gauche à droite : Un personnage à cheval sur une grosse caisse, une de ses mains secouant une clochette, l'autre main une crécelle, un joueur de flûte calé derrière une partition, elle-même aboyée par des chiens aidés d'un sonneur de trompe, trois personnages frappant à la masse un chaudron et un joueur de flutiau. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 287 le Samedi 14 Septembre 1833.




Bandeau N° 4 : Parution le Dimanche 15 Septembre 1833. Une vignette au format 17x6 dessinée par Grandville. Troisième planche du tohu-bohu. On distingue de gauche à droite : Un couple brisant des assiettes, la femme coiffée du bonnet phrygien, trois musiciens, un homme sciant un banc de bois, trois personnages frappant à la masse un chaudron retourné, une diligence à quatre chevaux suivie d'une foule piétinante et deux individus en plein pugilat. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 294 le Samedi 21 Septembre 1833.




Bandeau N° 5 : Parution le Dimanche 22 Septembre 1833. Une vignette au format 17,5 x 3,5 dessinée par ???. On peut penser à Grandville, sans certitude.  Quatrième planche du tohu-bohu. On distingue : une procession de neuf arlequins musiciens marchant de gauche à droite, le dernier s'engouffrant dans le passage Véro-Dodat, où il y avait la boutique de Aubert.. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 301 le Samedi 28 Septembre 1833.




Bandeau N° 6 : Parution le Dimanche 29 Septembre 1833. Une vignette au format 17,5 x 4 dessinée par ???. Très certainement Grandville. Cinquième planche du tohu-bohu.
On distingue : une parade d'arabes enrubannés allant de droite à gauche soit dans le détail, un derviche jouant du violon, un personnage jouant de la flûte, deux autres frappant la grosse caisse puis chevauchant des chiens, deux personnages en kachabia, l'un soufflant dans une trompe, les précédant un joueur de lyre. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 308 le Samedi 5 Octobre 1833.




Bandeau N° 7 :  Parution le Dimanche 6 Octobre 1833. Une vignette au format 17 x 4 avec une signature : Arnoud. ???. Je n'ai trouvé aucune trace d'Arnoud parmi les dessinateurs de la période. Aucun Arnoud ne figure non plus dans le répertoire des graveurs de Rémi Blachon.  Sixième planche du tohu-bohu, mais moins d'orchestre tonitruant et plus de fantasmagorie. On distingue de gauche à droite :  un diablotin nu tenant un gonfanon, un genre de Boudha à lunettes, des souffleurs de trompe, au centre, un diablotin assis sur une clochette et agitant crécelle, oiseaux et serpents pour finir par un diablotin enjambant une clef à panneton, le tout enmmêlé dans des rinceaux et autres arabesques. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 315 le Samedi 12 Octobre 1833.




Bandeau N° 8 : Parution le Dimanche 13 Octobre 1833. Une vignette au format 17,5 x 5 dessinée par Grandville. Septième planche du tohu-bohu. On revient au symbole du tintamarre.  Musiciennes et danseuses en costumes d'arlequin. On distingue de gauche à droite :  une joueuse de tambourin, une claveciniste, sept danseuses et une harpiste, deux petits gnomes virevoltants intercalés au centre. Légende inchangée.
Fin de parution :  N°322 le Samedi 19 Octobre 1833.




Bandeau N° 9 : Parution le Dimanche20 Octobre 1833. Une vignette au format 17,5 x 4,5 dessinée par Grandville. Huitième planche du tohu-bohu, celui plus provoqué par des cris d'animaux que par de la musique. On distingue de gauche à droite : un perchoir avec trois aras, trois hommes à tête de singes faisant couiner un cochon, un singe en shako tirant un coup de pistolet, un autre jouant du saxophone, des chiens aboyant, un coq chanteur sur les épaules d'un singe-cocher, ce dernier faisant claquer un fouet.
Légende inchangée.
Fin de parution : N° 329 le Samedi 26 Octobre 1833.




Bandeau N° 10 : Parution le Dimanche 27 Octobre 1833. Une vignette au format  17,5 x 3,5 dessinée par Grandville. Neuvième planche du tohu-bohu. On revient pleinement aux sons et à la fureur du bruit. On distingue de gauche à droite :  un crieur des rues vendant de l'eau, trois tambours et,  au centre,  trois tonneliers cerclant un foudre à grands coups de mailloches, un joueur d'orphéon, un personnage pillant dans un mortier et  des personnages faisant grincer un bras de fontaine. Légende inchangée.
Fin de parution :  N° 336 le Samedi 2 Novembre 1833. 




Bandeau N°11 :  Parution le Dimanche 3 Novembre 1833. Une vignette au format 17 x 3,2 dessinée par Grandville. Dixième planche du tohu-bohu. Que du bruit. On distingue de gauche à droite : Devant un fumeur de pipe un personnage tient dans des pincettes de forgeron un genre de bol frappé à coup de maillet par un second personnage. Plus loin devant un bébé hurleur on agite des menottes en acier dans un grand chaudron, joueurs de flûte et personnages martyrisant des chiens pour les faire aboyer, puis un adolescent en blouse crie au ciel. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 343 le Samedi 9 Novembre 1883.




Bandeau N° 12 : Parution le Dimanche 10 Novembre 1833. Une vignette au format 17,4 x 4 dessinée par Grandville. Onzième planche du tohu-bohu. Une foule de diablotins chantant à tue-tête ou frappant sur des  bassines, cymbales  et autres clochettes. Au centre un personnage à moitié glissé dans un tonneau orné d'une chouette. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 350 le Samedi 16 Novembre 1833.




Bandeau N° 13 : Parution le Dimanche 17 Novembre 1833. Une vignette au format 16,5 x 3,5 dessinée par Daumier. Fin provisoire du tohu-bohu. Pour la première fois on voit des portraits charges en tête d'un journal. Nouveauté qui fait beaucoup parler. Sept figures ou plutôt sept "trognes" : un garde des sceaux très rigoriste, des parlementaires, un pair de France partisan de la censure, tous grands féodaux du régime. Légende inchangée.
Fin de parution :  N° 357 le Samedi 23 Novembre 1833.




Bandeau N° 14 : Parution le Dimanche 24 Novembre 1833. Une vignette au format 17 x 4,3 dessinée par Daumier. Douzième planche du tohu-bohu.  Portraits charges. Au centre Philipon tape sur un tambour marqué Charivari, il est entouré par la cohorte orchestrée de ses collaborateurs jouant ,l'un du violon, l'autre du hautbois, sans compter lyre, tambourin, flûte et cymbales. Légende inchangée.
Fin de parution :  N° 364 le Samedi 30 Novembre 1833.




Jusqu'ici le rythme de changement du bandeau était constant : un nouveau bandeau chaque semaine, parution le Dimanche.
A partir de maintenant , soit par contrainte d'imprimerie, soit par décision de la Censure, ce rythme devient plus erratique.

Bandeau N° 15 : Parution le Dimanche 1er Décembre 1833. Une vignette au format 17 x 3,2 dessinée par Daumier. De nouveaux portraits charges. Six personnages. Un procureur général féroce, un député ultra, un ministre de l'intérieur matraqueur, un général, des  Pair de France, Légende inchangée. 
Fin de parution :  N° 372 (marqué 312) le Dimanche 8 Décembre 1833.




Bandeau N° 16 : Parution le Lundi 9 Décembre 1833. Une vignette au format 17 x 4  dessinée par Daumier. Quatre nouveaux portraits charges : personnages en buste, les yeux clos, en train de dormir. L'un d'entre eux représente "  Le Constitutionnel " le journal légaliste de Monsieur Thiers qui perdait peu à peu ses lecteurs. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 385 le Samedi  21 Décembre 1833.




Bandeau N° 17 : Parution le Dimanche 22 Décembre 1833. Une vignette au format 17,5 x 3,5 dessinée par Daumier. Portraits-charges de 8 personnages dont 5 en premier plan.
Un président de cour d'appel, un député, un jurisconsulte, un diplomate, et autres caciques du régime constituent la brochette. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 392 le Samedi 28 Décembre 1833.




Bandeau N° 18 : Parution le Dimanche 29 Décembre 1833. Une vignette au format 17,5 x 3,2 dessinée par Daumier. Portraits-charges de 10 personnages. Un Pair de France doctrinaire, ministre de la Police, un auteur dramatique, un conseiller d'Etat,  un membre de l'Institut plusieurs fois  premier ministre, un autre Pair politicien et académicien, encore un Pair parfois ministre mais surtout procureur général dans les procès contre la presse, un autre magistrat, et autres féodaux de Louis-Philippe. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 4 (Troisième Année) le Samedi 4 Janvier 1834.




Bandeau N° 19 : Parution le Dimanche 5 Janvier 1834. Une vignette au format 17,5 x 3 dessinée par Daumier. Portraits-charges de 9 personnages dont 7 en premier plan. Magistrat, écrivain, journaliste, Maréchal de France, littérateur, et le plus célèbre homme d'Etat du XIX° siècle. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 18 (Troisième Année) le Samedi 18 janvier 1834.




Quelques difficultés avec la censure et peut être un manque de créativité font que l'on puise dans les stocks pour les bandeaux suivants.
On les met au goût du jour en les rendant nominatifs en ce qui concerne les Daumier. Pour les autres on se contente de réimprimer tels quels.

Bandeau N° 20 : Parution le Dimanche 19 Janvier 1834. Réimpression du bandeau N°14 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Forest, Julien, Bouquet, Aubert, Philipon, Daumier, Desperrez, Traviez, Grandville. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 20 (Troisième Année) le Lundi 20 Janvier 1834.




Bandeau N°21 : Parution le Mardi 21 Janvier 1834. Réimpression du bandeau N°16 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Poldenas, " Le Constitutionnel", 
Soult, Fruchard. Légende inchangée.
Fin de parution  : N° 22(Troisième Année) le Mercredi 22 Janvier 1834. 




Bandeau N°22 : Parution le Jeudi 23 Janvier 1834. Réimpression du bandeau N°13 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Dubois (flûtes),Viennet, Prunelle,
Vatout, Barthe, Jacques Lefèvre, B. Delessert. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 25 (Troisième Année) le Samedi 25 Janvier 1834.



Bandeau N° 23 : Parution le Dimanche 26 Janvier 1834. Réimpression du bandeau N°17 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Pataille, Annison-Dupé, 
Royez-Collard, D'Harcourt, Schonen, Jolivet, Simmer, Etienne. Légende inchangée.
Fin de parution : N°27 (Troisième Année) le Lundi 27 Janvier 1834.




Bandeau N° 24 : Parution le Mardi 28 Janvier 1834. Réimpression du bandeau N°18 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Montalivet, Bis, Sapey, Guizot,
Salvage, Persil, Roul. Odier,Pole, Harlé Père. Légende inchangée.
Fin de parution :  N° 31 (Troisième Année) le Vendredi 31 Janvier 1834.




Bandeau N° 25 : Parution le Samedi 1er Février 1834. Réimpression du bandeau N°15 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Pataille, Fulchiron, d'Argent, 
Sebastiani, Kératry, Silvestre (Cantaloup). Légende inchangée.
Fin de parution :  N°33 (marqué 32) (Troisième Année) le Dimanche 2 Février 1834.




Bandeau N° 26 : Parution le Lundi 3 Février 1834. Réimpression du bandeau N°19 mais avec les personnages nommés. De gauche à droite : Gady, Salmon, Lecomte, Lobau, André, Cunin-Gridaine, Marmier, Thiers, MadrieLongeau.
Légende inchangée.Fin de parution : N°41 (Troisième Année) le Lundi 10 Février 1834.




Bandeau N°27 : Parution le Mardi & Mercredi 11 &12 Février 1834. Réimpression du bandeau N° 6. Légende inchangée.
Fin de parution : N°54 (Troisième Année) le Dimanche 23 Février 1834.




Bandeau N°28 : Parution le Lundi 24 Février 1834. Réimpression du bandeau N°5. Légende inchangée.
Fin de parution : N°60 (Troisième Année) le Samedi 1er mars 1834.




Bandeau N°29 : Parution le Dimanche 2 Mars 1834. Réimpression du bandeau N° 8. Légende inchangée.
Fin de parution : N°81 (Troisième Année) le Samedi 22 Mars 1834.




Enfin de nouveaux bandeaux après deux mois de pénitence.

Bandeau N° 30 : Parution le Dimanche 23 Mars 1834. Une vignette au format 17,5 x 3,2 dessinée par ??? (Grandville ?). On revient aux premières amours. Treizième planche du tohu-bohu mais celle-ci avec une très nette connotation politique. Une bande de joyeux drilles musiciens font sauter un bourgeois dans une couverture. C'est Louis-Philippe en poire. De gauche à droite : Un arlequin frappe une  grosse caisse surmontée de cymbales, devant une affiche ou une poire fait de l'équilibre sur un fil, quelques personnages, au centre, quatre d'entre eux font sauter " à la couverte" un bourgeois le corps en poire, ceint de la Légion d'Honneur, chapeau à cocarde et riflard. Après quelques personnages devant une autre affiche, trois tapageurs faisant du bruit en frappant sur une casserole ou en jouant d'instruments. Le bandeau finit par une affiche-réclame pour les productions d'Aubert , le beau-frère de Philipon et grand imprimeur de lithographies au passage Véro-Dodat. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 88 (Troisième Année) le Samedi 29 Mars 1834.




Bandeau N° 31 : Parution le Dimanche 30 Mars 1834. Une vignette au format 17 x 3,3 dessinée par Grandville. Ni tohu-bohu, ni politique. Une joyeuse bande de "Carnavaliers" sort d'une salle matérialisée par deux colonnes. On distingue de gauche à droite : Triboulet, arlequin et autres Chicard. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 96 (Troisième Année) le Dimanche 6 Avril 1834.




Bandeau N°32 : Parution le Lundi 7 Avril 1834. Une vignette au format 17,5 x 3 dessinée par Grandville ???. Au théâtre, quatrième balcon.  La faune du "poulailler" . Des hommes sifflant, rugissant, gueulant, applaudissant. Un tohu-bohu de bruits et fureurs. Tout à droite un fumeur de pipe flegmatique. Légende inchangée.
Fin de parution : N° 129 (Troisième Année) le Vendredi 9 Mai 1834.




Bandeau N° 33 : Parution le Samedi 10  Mai 1834. Réimpression du bandeau N° 30. Légende inchangée.
Fin de parution : N°137 (Troisième Année) le Samedi 17 Mai 1834.





Les bandeaux deviennent franchement politiques et bien féroces.


Bandeau N°34 : Parution le Dimanche 18 Mai 1834. Une vignette au format 17,3 x 3,5 dessinée par Grandville. Ménagerie Royale d'animaux empaillés. De gauche à droite : 
Un caméléon suspendu ( Bart), un corbeau (Thiers), un géneral-grenouille (Lancelot), un toucan ( Nargout), Louis-Philippe en perroquet sur un perchoir, L'oiseau Lyre ( VIeunier),
un serpent (?), un coq. Légende inchangée.
On peut rapprocher le dessin de ce bandeau de celui paru le 18 Avril 1833, dans la Caricature N° 128, ce journal frère du Charivari. ( Le Règne Animal , pl. couleurs 265 & 266).Les similitudes sont évidentes.
Fin de parution : N°150 (Troisième Année) le Samedi 31 mai 1834.


Bandeau N° 35 : Parution le Dimanche 1er Juin 1834. Une vignette au format 17,3 x 3,5 dessinée  par ???. La Poire Royale sur son trône entourée de courtisans également figurés par des poires. Légende inchangée. 
Fin de parution : N° 171 (Troisième Année) le Samedi 21 Juin 1834.




Bandeau N° 36 : Parution le Dimanche 22 Juin 1834. Une vignette au format 17,4 x 3,5 dessinée par Grandville ???. Un cavalier armé d'une longue pique charge des hommes dont la tête est formée des lettres du mot " Liberté", ceux-ci fuyant à toutes jambes. Derrière le cavalier deux soldats, fusil pointé, dont l'un s'appuie sur un ballot marqué "Saisie".
Légende inchangée.
Fin de parution : N° 287 (Troisième année) le Vendredi 17 Octobre 1834.




Bandeau N° 37: Parution le Samedi (marqué Vendredi) 18 Octobre 1834. Une vignette au format 14,5 x 3,9 dessinée par Grandville ???. A gauche deux détenus enfermés au cachot, le fer au cou, " Républicains " écrit sur la pierre et derrière un mur de séparation, à droite Louis Philippe qui distribue des croix à des juges, des militaires ou des hommes politiques.
Légende inchangée.
Fin de parution : N° 315 (Troisième Année) le Vendredi 14 Novembre 1834.




Bandeau N° 38 : Parution le Samedi 15 Novembre 1834. Une vignette au format 14 x 3,8 dessinée par J. ?. Charles Jacques ?. Revue triomphale. Le Roi Louis-Philippe coiffé du Coq gaulois et chevauchant l'hydre de la liste civile. Il est précédé d'ouvriers portant gourdins et suivi par des sergents de ville. Légende inchangée.
Fin de la parution : N° 362 (Troisième Année) le Mercredi 31 décembre 1834.




Bandeau N°39 :  Parution le Jeudi & Vendredi 1& 2 Janvier 1835. Une vignette au format 14 x 3,9 dessinée par Grandville. Louis-Philippe en perroquet préside la Chambre, les députés sont des oies et les huissiers des singes. Légende inchangée.
Fin de la parution : N° 59 (Quatrième année) le Samedi 28 Février 1835.




Bandeau N°40 : Parution le Dimanche 1er Mars 1835. Une vignette au format 13,7 x 3,6 dessinée par ???. Un groupe de chats miaulant et,  déchiffrant une partition musicale sur laquelle il est inscrit : " Vive le Roa !". Légende Inchangée.
Fin de la parution :  N° 80 (Quatrième année) le Mardi 31 mars 1855.




Bandeau N°41 : Parution le Mercredi 1er Avril (marqué Mars). Une vignette au format 14 x 4 dessinée par R. D.  (Desperet ? ).  Armoiries charges de la Russie , de l'Angleterre et de la France. Au centre Louis-Philippe en poire flanqué d'un gourdin et d'un clystère trône sous le petit chapeau de L'empereur. Légende inchangée.
Fin de la parution :  N°120 (Quatrième Année) le Jeudi 30 Avril 1835.




Bandeau N° 42 : Parution le Vendredi 1er Mai 1835. Une vignette au format 13,8 x 3,8 dessinée par ???. Au centre, trônant,  Louis-Philippe en magot chinois. Sur les cotés des  courtisans  prosternés. Dans des nuages qui sont des vapeurs provenant de flacons de parfum on distingue les mots : places, préfectures, ministères, autant de prébendes qui volètent parmi médailles,  épaulettes et galons. Légende inchangée.
Fin de la parution : N° 206 (Quatrième Année) le Lundi 3 Août 1835.




NOTA : Le Célèbre N° du premier Mai 1835 au tirage augmenté est celui qui rend compte sous forme de poires stylisées du dernier procès intenté au Journal, procès jugé dans la Grande Salle du Luxembourg. On trouve pour les lecteurs  le plan de la salle avec le commentaire au vitriol suivant : "  Ce magnifique monument en plâtre élevé à la liberté et à l'humanité , inauguré aujourd'hui premier Mai, jour de la fête du roi, sous le règne de Très-Haut, très puissant et très excellent saigneur, Louis-Philippe 1er, potentat des Français-Quoique, loueur de boutiques au Palais-Royal, père de pas mal d'enfants en bas âge, fabuliste, prétendu Valois, Bourbon malgré lui, ex professeur de calcul, propriétaire d'une honnêteté superlative et d'une quantité surprenante de vertus chrétiennes, ancien vainqueur de Jemmapes et Valmy, grand pacificateur de Lyon et de la rue Transnonain, intime ami de M. Viennet demeurant présentement aux Tuileries, près le théâtre de Vaudeville, porteur d'un chapeau à claques entouré du grand ruban de la Légion d'Honneur,  orné du mouton de la Toison d'Or, membre honoraire de l'ordre grec du Sauveur et de plusieurs autres sociétés savantes  autorisées par la Police etc..etc..; vacciné, mais sujet aux mouches; premier médailliste de la Société Monthyon etc.. et sans ministres."
Cet exemple, parmi d'autres articles,  pour vous donner un aspect de la violence de ton du Charivari vis à vis du pouvoir.

La Censure excédée commence à frapper fort. Le bandeau du magot interdit.

Bandeau N° 43 : Parution le Lundi 4 Août 1835. Réimpression du bandeau N°10. Légende inchangée.
Fin de la Parution : N° 254 (Quatrième Année) le Vendredi 11 Septembre 1835.




A partir du 12 Septembre (N° 255) et jusqu'au 16 Septembre inclus (N° 259) pas de bandeaux. Emplacement vide.
Application très ferme des Décrets Sauzet.

Bandeau N° 44 : Parution le Jeudi 17 Septembre 1835. Réimpression du bandeau N° 7. Légende inchangée.
Fin de la Parution :  N° 261 (Quatrième Année) le Vendredi 18 Septembre 1835.




Dans ses numéros du 17 et du 20 Septembre 1835, le charivari se débat et Publie deux planches :
 " Fac quasi-similé de vignettes de titres du Charivari, telles qu'elles ont été soumises à la censure de 1835"
Cette publication ne libère pas le journal des ciseaux d'Anastasie, le régime ne laissant plus rien passer.







Bandeau N° 45 : Parution le Dimanche 20 Septembre. Réimpression du bandeau N°4. Légende inchangée.
Fin de la parution : N° 272 ( Quatrième Année) le Mardi 29 Septembre 1835.




Bandeau  N° 46 : Parution le Mercredi 30 Septembre. Réimpression du bandeau N° 13 ( Portraits-charges de Daumier) avec une nouvelle légende : " Voici les noms des honorables cendriers dont les portraits font l'ornement de cette vignette. Ce sont (en commençant de gauche à droite) M.M. Viennet, Prunelle, Vatout, Barthe, et les loup-cerviers
Jacques Lefèvre et Benjamin Delessert.  Pour la première fois, la Légende change. Le 11 Octobre elle devient : Journal publiant un dessin toutes les fois que la censure voudra bien le permettre. Dès le lendemain 12 Octobre nouvelle modification : Journal publiant chaque jour un nouveau dessin …( Quand la censure le permet).
Fin de la parution : N° 309 ( Quatrième Année) le Jeudi 5 Novembre.




Fin provisoire du Dessin Journalier

Bordereau N° 47 : Parution le Vendredi 6 Novembre 1835. Toujours réimpression du bandeau N° 13 mais avec la légende : " NOTA. L'exécution d'une nouvelle vignette destinée à remplacer très incessamment celle-ci, est confiée en ce moment au burin d'un de nos meilleurs artistes.". La Légende devient : Journal quotidien, publiant , chaque semaine,un ou plusieurs dessins. A partir du 22 Janvier, La Légende devient : Journal quotidien, publiant, chaque semaine, au moins trois dessins.
Fin de la parution : N° 31 (CInquiéme Année) le Dimanche 31 Janvier 1835. 




Bandeau N° 48 : parution le Lundi 1er Février 1835. Une Vignette au format 7 x 7  dessinée par Daumier. Ce burin tant attendu représente L'Homme-Orchestre. La Légende figure maintenant sur le haut du coté droit de la feuille.
Fin de la parution : Avec le changement de format, en Février 1836 ou quelques semaines après.





Le Jeudi 16 Février 1837,  N° 46 ( Sixième Année) le Charivari abandonne son format initial 30 X 23 pour passer au format  35X23.
Retour au dessin journallier

Bandeau N° 49 : parution en 1837 ( date indéterminée…). Vignette au format 9 x 8 dessinée par Grandville et gravée par Forest. Philipon assis dans son fauteuil et tirant les ficelles de diverses marionnettes. La légende en haut et à droite devient : publiant chaque jour un nouveau dessin.

C'est le dernier bandeau. Cette vignette servait encore d'enseigne au journal longtemps après 1871.





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