vendredi 7 octobre 2011

MUSEE POUR RIRE (II)

Bonjour,

Aujourd'hui, nous allons voir la deuxième partie du Tome I ( 26/50).

Je vous rappelle les codifications utilisées :

Les auteurs des textes sont indiqués par leurs initiales.
Dans ma recherche des origines :
Pour Daumier, la notation D renvoie au catalogue Delteil. Le Ch. au journal Le Charivari avec la date de parution. Le C2 à la deuxième publication de la Caricature. CrE à la série "Croquis d'expression". Les autres, en clair.
Pour Gavarni, la notation A & B renvoie au catalogue J.Armelhaut  et E. Bocher. Pour les journaux symboles similaires à Daumier.
Pour Bouchot, Traviès, voire Pigal, il n'existe aucun catalogue raisonné ce qui rend les recherches plus difficiles. J'arrive, parfois, à quelques résultats en collationnant avec mes collections d'années entières du Charivari.




samedi 1 octobre 2011

MUSEE POUR RIRE (I)

Bonjour,

Comme annoncé, je vais vous parler du Musée pour Rire. En préambule résumons Carteret III, 426:

Le Musée pour Rire, dessins par tous les caricaturistes de Paris; texte par M.M. Maurice Alhoy, Louis Huart et Ch. Philipon. Paris, chez Aubert, 1840. 3 vol. gr. in8° carré, couv. bleue illust.
Tomes I & II : Imp. Lacrampe et Cie.
Tome III : Béthune et Plon.
Illustrations de Daumier, Gavarni, Grandville, Traviès...etc.
Pour chaque volume, faux titre, titre, table et feuillet, fin du tome.
150 livraisons , non paginées, contenant 4 pages chacune; trois pages de texte et une planche lithographiée, 3ème page. L'ensemble de l'ouvrage n'est pas paginé, il ne peut se collationner qu'avec la table.


Rare couverture bleue


Aucun bibliographe n'a jamais publié le descriptif des tables. Essayons de réparer cette lacune en vous donnant le N° du texte, son auteur et son dessinateur avec l'origine des lithographies qui sont pratiquement toutes des reproductions d'oeuvres parues précédemment dans la presse. Seule l'impression des légendes, ici en caractères bâton diffère des premiers tirages.

Les auteurs des textes sont indiqués par leurs initiales.
Dans ma recherche des origines :
Pour Daumier, la notation D renvoie au catalogue Delteil. Le Ch. au journal Le Charivari avec la date de parution. Le C2 à la deuxième publication de la Caricature. CrE à la série "Croquis d'expression". Les autres, en clair.
Pour Gavarni, la notation A & B renvoie au catalogue J.Armelhaut  et E. Bocher. Pour les journaux symboles similaires à Daumier.
Pour Bouchot, Traviès, voire Pigal, il n'existe aucun catalogue raisonné ce qui rend les recherches plus difficiles. J'arrive, parfois, à quelques résultats en collationnant avec mes collections d'années entières du Charivari.

Tome I. ( première partie 25/50).

N° 1. - Les Extases de la paternité. M.A. Daumier.(D.1362, Ch. 27 & 28/02/1838).

N°2. - Un Martyr. M.A. Gavarni. (A&B 852, Les Maris vengés.X;  Ch. 03/02/1838).

N° 3. - L'Ouvreuse de Loges. L.H. Bouchot.

N°4. - Agence paternelle. M.A. Anonyme.

N°5. - Le Lever du Soleil. M.A. Gavarni.(A&B 306. Le Carnaval à Paris. XXII;  C2. 06/01/1839).

N°6. - Les Extases paternelles. M.A. Daumier.(D.1389. CrE.XXXI; Ch. 21/10/1838).

N°7. - Causerie artistique. MA. Gavarni. (A&B 345. Les Artistes.XV; Ch. 28/10/1838).

N° 7 Causerie artistique.


N°8. - Les Horreurs de la paternité. M.A. Daumier. ( D.1359. CrE.II; Ch. 06/02/1838).

N°9.- La Médecine de portière. M.A. Daumier. (D.1387. CrE.XXX; Ch. 08/10/1838).

N°10.-Les Horreurs de la paternité. M.A. Daumier. (D.1382. CrE.XXV; Ch. 28/08/1838).

N°11.-Les Mines a propos de mines. M.A. Daumier. (D.1379. CrE.XXII; Ch. 18/08/1938).

N° 11.  Les Mines.


N°12.-Le Pêcheur à la ligne. L.H. Gavarni. (Inconnue à A&B).

N°13.-Maitre Barboteau. M.A. Daumier.(D.1384. CrE.XXVII; Ch. 12/12/1838).

N°14.-Le Rapin. L.H. Daumier (D.1363. CrE.VI; Ch. 17/03/1838).

N°15.-Les Séances de l'atelier. M.A. Daumier. (D.336. CrE.XXXIV; Ch. 01/11/1838).

N°16.-Le Bain à domicile. M.A. Daumier. (D.1843. Galerie Physionomique; Ch. 12/07/1837).

N°17.-Parlant A...(Moeurs Judiciaires). M.A. Gavarni. (A&B 391. Le Carnaval XVIII; Ch. 13/02/1839).

N°18.-Les Emprunteurs. M.A. Daumier. (D.1371. CrE.XIV; Ch. 14/06/1838).

N°19.-Une Douleur de mari. M.A. Daumier. (D.1832. Galerie Physionomique X; Ch. 09/02/1837).

N° 19. Oh! Ma Femme est morte...

N°20.-Les Inconvénients de la faction. M.A. (D.1358. CrE.I; Ch. 28/01/1838).

N° 21.-La Garde-Malade. Daumier. (D.1373. CrE.XVI; Ch. 30/06/1838).

N°22.-Le Rhume de cerveau. L.H. Daumier. (D.1396. CrE.XL; Ch. 15/12/1838).

N°23.-L'Amour et la colique. L.H. Gavarni.(Inconnue à A&B).

N°24.-Les Contributions indirectes. L.H. Bouchot.

N° 25.-L'Aimable enfant. M.A. Daumier. (D.1390. CrE.XXXII; Ch. 03/11/1838).

N° 24. Impôt moral.

Dans un prochain blog, nous vous détaillerons les 25 Textes et Lithos de la deuxième partie du Tome I.

Bonsoir.

vendredi 30 septembre 2011

Au fil de mon imaginaire et du crayon des caricaturistes

Bonjour,

Aujourd'hui j'avais décidé de vous parler un peu du Musée pour Rire, cet ouvrage rare et méconnu, publié en 1839 par Aubert dans la veine des Robert-Macaire. Carteret III, 426-427 le décrit, Brivois, 296 le mentionne et Vicaire n'est pas plus prolixe. Aucun de nos bibliographes ne donne la liste détaillée des auteurs et dessinateurs des 150 textes et dessins qui composent l'ouvrage. Voulant réparer cette lacune, je feuilletais le tome I  et le hasard m'a fait m'arréter à la douziéme livraison : " Le Pêcheur à la ligne". Le texte spirituel est de Louis Huart et la gravure l'accompagnant présentée dans un cadre floral et rococo est due au crayon de Gavarni.


De celui-ci, je connaissais une autre gravure de pécheur à la ligne qui figure dans " Les Toquades" et qui est référencée sous le N° 2035 au catalogue raisonné de J. Armelhaut et E. Bocher. Par contre, après vérification, notre lithographie du Musée pour Rire est inconnue à ce catalogue.

Puis tout d'un coup, cette image m'en rappelle une autre. Il est vrai que le sujet Chasse-Pêche a été surexploité par tous les dessinateurs romantiques. Les bourgeois qui trempaient du fil dans l'eau ou tiraient le lièvre ou le canard étaient légions dans la caricature des moeurs des années 1840. Je feuillette un peu dans mes rayons et tombe à la page 320 des petites Misères de la Vie Humaine et je retrouve ce que je cherche dans mon imaginaire. Un dessin de Grandville très semblable à notre Gavarni. Même chapeau, même redingote, même pantalon troussé aux genoux. Dessin reférencé dans l'oeuvre graphique de Grandville publiée par A. Hubschmid à la côte 1131.

De là, emporté par mon élan comparatif, je suis le bouchon et part à la pêche dans mes cartons et tombe bien vite sur Honoré Daumier et son très féroce dessin du Pêcheur endurci (Delteil, 356) ou l'acharnement à saisir le goujon empêche de voir l'homme qui se noie sous ses yeux et ce malgré les cris de la foule qui l'avertissent de ce drame.


Puis dans un autre carton voila une charmante gravure en couleurs de De Beaumont tirée des Scènes Conjugales. Notre pécheur coiffé d'un canotier est parti au bord de l'eau avec son épouse qui à l'air de trouver le temps long et qui préférerait sans doute d'autres distractions, peut être même un jeune amant plutôt que ce mari subjugué par le bouchon. On voit sur plusieurs dessins le pêcheur flanqué de sa femme. Serait ce parce que celui qui ne l'a pas à ses cotés ne peut être sans inquiétude ? Car, certaines caricatures laissent supposer que pendant qu'il traque l'ablette, quelque galant puisse lui faire porter des cornes.

Cela ne sera pas le cas du pêcheur tranquille que Grandville nous montre dans "Paturot revenu de ses grandeurs" à la page 453 de l'ouvrage de Louis Reybaud ( J.-J. Dubochet, Paris, 1846) puisque son épouse élève des serins à ses cotés. Plus de haut de forme, plus de canotier, mais une casquette populaire.

Celui vu par Gustave Doré ne saurait être cocu parce que solitaire sur sa berge afin d'illustrer dans les Fables de La Fontaine le charmant petit poisson et le pêcheur : "Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras; l'un est sûr, l'autre ne l'est pas."

Moins connues, les oeuvres de Karl dit Quillambois qui dans un recueil intitulé "Plaisirs et Occupations de la Vie de Château" publié par Aubert vers 1848 nous montre un pécheur en costume à carreaux se livrant au plaisir de la gaule dans un exercice " vraiment champêtre".


Puis je traverse la Manche sans rien trouver dans mes Cruikshank qui nous montrent des individus trempant du fil dans l'eau. Par contre les différents volumes des Sketches de Robert Seymour ( R. Carlile, London, 1834-37) regorgent de caricatures sur les thèmes Chasse-Pêche. J'aime bien celle du volume 3, 21  sur papier vert qui illustre le couple et la pêche au chapeau de Clara.


J'arrête, ferme là mon pliant et revient de mon Voyage Imaginaire. Dans mon prochain blog, promis, je vous parlerais du Musée pour Rire.

Bonne soirée.

jeudi 29 septembre 2011

EXEMPLAIRE UNIQUE. VOYAGE OU IL VOUS PLAIRA. 1843.

Bonjour,

J'ai depuis quelques années dans mes rayons personnels un exemplaire curieux de l'édition originale du Voyage ou il vous plaira, ouvrage publié par J.Hetzel à Paris en 1843 et illustré magnifiquement par Tony Johannot.

Curieux, parce que parsemé d'annotations typographiques et de notes de modification de texte faites au crayon dans les marges.
Les modifications sont assez nombreuses et ne peuvent être que de la main de Hetzel ou des deux autres auteurs.
D'après les quelques comparaisons et rapprochements que j'ai pu faire au niveau de l'écriture, ces corrections auraient bien étés faites par Hetzel. Mais le doute persiste.

Le problème, c'est qu'à ma connaissance, elles n'ont jamais étés appliquées. L'ouvrage est paru en 33 livraisons de décembre 1842 à décembre 1843. Une hypothèse logique c'est que Hetzel a peut être fait ces corrections en 1843, mais probablement trop tardivement pour servir à l'édition en cours mais elles ne figurent pas non plus dans la seconde édition imprimée à deux colonnes qui est apparue en 1852 chez Marescq et Compagnie. Il y a bien eu une troisième édition en 1859 à Bruxelles que je ne connais pas mais il serait curieux que Hetzel ait pris un exemplaire de 1843 pour apporter des corrections sur une édition seize ans plus tard.




Alors quoi ? On sait que cet ouvrage a été quasiment rédigé entièrement par Hetzel et fort peu par Alfred de Musset. Sa part se réduit aux strophes inspirées par un air de Mozart et au sonnet intitulé Marie. Je cite Paul de Musset : " Sous le pseudonyme de P.-J. Stahl, Jules Hetzel, écrivain et éditeur, venait de composer un conte fantastique illustré d'un grand nombre de gravures par Tony Johannot. Pour assurer le succès de cet ouvrage de luxe, Hetzel suppliait mon frère d' y ajouter quelques vers et de joindre son nom à celui de l'auteur de la prose. Alfred s'y refusa d'abord obstinément; mais parmi les dessins de Johannot, qu'il regardait avec plaisir.....Les images de Johannot lui inspirèrent encore un sonnet. L'éditeur n'en demandait pas d'avantage. Marie et  le lied en trois couplets, Rappelle-toi furent insérés dans le Voyage ou il vous plaira; P.-J. Stahl écrivit tout le reste".

Hetzel passa une partie de l'été 1843 dans une maison avec jardin située à Bellevue près de Meudon. Johannot et Alfred de Musset étaient des commensaux habituels. J'imagine Hetzel rédigeant ces annotations afin de les soumettre à ses co-auteurs et puis pour des raisons de délais ou autres de ne pas aller plus en avant. Ou alors, a contrario Johannot corrigeant le texte de Hetzel ?  Les gribouillis seraient-ils de sa main ? Tout est possible.




De l'un ou de l'autre, ces corrections donnent donc une édition légèrement transformée, inconnue et jamais publiée du Voyage ou il vous plaira.

Il me parait nécessaire de la porter à la connaissance des amis bibliophiles qui je l'espère, par leurs remarques,  me permettront peut-être d'en savoir plus et de résoudre ce mystère.

En voici la liste détaillée :


A la page 2 de l'avant-propos, dernière ligne, "sans aucun doute" est barré et remplacé par "assurément".

A la page 3 de l'avant-propos, troisième ligne, "sans compter" est barré ainsi que "que" et "bien", la phrase devient : " Songez y bien, ami lecteur, nous espérons vous conduire-".
A la même page 3, onzième ligne "Songez-y-bien"  est rayé.

A la page 2 de l'ouvrage, deuxième ligne, " vous savez lecteur" est rayé et remplacer par "qui ne sait".
Même page, douzième ligne "et" est supprimé.

A la page 11 la phrase "en lui offrant sa canne et son chapeau qu'il feignait de ne pas trouver" est biffé. A la sixième ligne de cette page " tranquille" est remplacé par " calme ou sereine". Le dernier paragraphe qui commence par " C'est donc le portefeuille de Franz"… est entièrement biffé jusqu'à sa fin page 12 inclus.

A la page 13, chapitre III, une note en marge le long du premier paragraphe : " A reprendre. c'est à dire à refaire à partir d'ici en peu de mots…"

A la page 24, première ligne du second paragraphe " Walter" est biffé.

A la page 39 à la dernière ligne la phrase " Oh! que les  fleurs des jardins sont heureuses" devient " Les fleurs des jardins sont bien heureuses". et  la phrase" la culture les embellit" qui finie page 40, devient : " on a soin d'elles, on les cultive"…

A la page 41, à la dernière ligne du quatrième paragraphe la phrase "et qu'il fallait enfin jouir au moment même" est biffé et remplacé par que le moment est  ?".
Dans la même page, au début du cinquième paragraphe" ouf " est biffé.

A la page 42, à la quatrième ligne " qui" est biffé et remplacer par :" dont les feuilles".

A la page 43, au début du troisième alinéa, " Oh" est biffé.

A la page 44, à la seizième ligne " il  va venir " est biffé et à la dix huitième ligne après ô confusion il est rajouté la phrase suivante : " L'heure venue et avec l'heure la foule des passants".

A la page 45 à partir de la troisième ligne le texte : " et toutes les fleurs qui n'ont d'autres charmes que leur toilette, que leur éclat, sont les seules fleurs dont on s'occupe et semblent seules les reines de ce jardin"; devient le texte suivant : " et toutes fleurs qui n'ont d'autres charmes que leurs toilette, que leur éclat, sont les seules dont on s'occupent et seules semblent les reines de ce jardin;"

A la page 47, septième ligne, " de bonne volonté" est biffé, remplacé par " qui nous les apportes et à la deuxième ligne du second alinéa le "et" est remplacé par " mais".

A la page 55, après " il lui parla ainsi: " une phrase écrite dans la marge inférieure et difficile à déchiffre. Je croit lire : " Un sage a dit que le monde loin de …..(?) celle que tu aimais ne t'aime plus mais elle en aime un autre. Ce que tu perds un autre le gagne et comme tu vois l'Amour n'y perd rien. Console toi , donc".

A la page 76, dans le dernier paragraphe, correction de la faute typographique de deux " ce" à la suite.

A la page 82, à la quinzième ligne " sont mes enfants chéris" est biffé et remplacé par " m'appartiennent".

A la page 83, le texte : " ayant jeté sur nous un regard - de pitié ou de dédain" devient : " ayant jeté sur nous un regard ou de pitié ou de dédain".

A la page 86, à la douzième ligne le texte " étant bon pour des gens qui voyagent" devient " devant convenir à des gens qui voyagent".

A la page 98 la phrase " Rien n'est plus opiniâtre qu'une passion invétérée" est biffé entièrement..

A la page 99, la faute orthographique " pourraient" est rectifiée par pourrait.

A la deuxième ligne de la page 100, le " Si" de si vous riez est biffé.

A la page 103, sixième ligne, " personne" est remplacée par " fille".

A la page 105, à la huitième ligne, on ajoute " tristement" après " je bus".

A la page 112, troisième ligne le texte "combien n'y en a t'il pas qu'on priverait" devient " combien y en a -t-il qu'on priverait".

A la page 127, dixième ligne on ajoute après " Caïn chercha" le terme " sans la trouver".

A la page 142, dixième ligne " la Fontaine de Vaucluse" est biffé.

A la page 161, à la dix septième ligne, on lit: " ll n'en pouvait être question" à la place de " il n'était pas question".

A la page 162, à la première ligne après " tu t'apercevras peut-être un jour" on ajoute " à ton tour".

On note également que la légende de la gravure : Le vieux major de Horne, page 10 a été modifiée. La rectification est difficile à déchiffrer. on peut néanmoins constater que la partie de texte " en lui offrant sa canne et son chapeau " est rayé, la suite non lisible.



lundi 26 septembre 2011

EDITIONS INCONNUES DE GRANDVILLE(VI)

Bonjour,

Voici comme annoncé le descriptif de l'édition de 1867, édition citée seulement par Vicaire.

Page de titre. Garnier.1867.

Les Fleurs animées par J. J. Grandville. Texte par Alph. Karr, Taxile Delord & le Cte Foelix.
Nouvelle édition avec planches très-soigneusement retouchées pour la gravure et le coloris par M.Maubert, peintre d'Histoire naturelle, attaché au jardin des Plantes. Paris, Garnier Frères, Libraires-Editeurs, 6 rue des Saint-Pères, et Palais Royal, 215. 1867. Imprimé par Edouard Blot, 66, rue Turenne, 66 .
Deux volumes grand In-8°(175x274). Tome I : 3 ff. n.ch. ( faux-titre, frontispice couleur, titre) 339 pp., 2 ff. n.ch. ( tables), 28 planches couleurs hors texte. Tome II : 3 ff. n.ch. ( faux-titre, frontispice couleur, titre) 321 pp., 2 ff. n.ch. ( tables), 22 planches couleurs hors texte et 2 planches en noir. La Botanique des dames commence à la page 153, L' Horticulture des dames à la page 243. Les inscriptions sur les planches sont : Ch. Geoffroy sc, à droite, Sarrazin, rue gît le coeur, 8, Paris au centre et Grandville, del. à gauche. Les couleurs sont vives, certaines sont partiellement gommées.

Tous les article débutent par une lettrine ornée et la plupart finissent par une vignette gravée sur bois, quelques unes signées ( Deberny, Yan d'Argent, Vivant Beauce, Badoureau....).

Le texte de Taxile Delord reste identique mais la citation des articles dans les tables des matières est quasiment différente des éditions précédentes. A titre d'exemples au tome I là ou on lisait " Bleuet et Coquelicot" on lit " Histoire d'une bergère blonde" et là ou on lisait différente rubriques à la suite telles que : " Pensée, Langage des fleurs, Horloge de Flore, Semaine de Flore, Calendrier de Flore, la Fleur préférée, Tabac, la Fleur du pays, nous n'en lisons plus qu'une seule qui regroupe toutes ces matières sous le titre  "Comment le Poète Jacobus crut avoir trouvé le sujet d'un poème épique". Idem dans le tome II, toujours en exemple "Analogie des fleurs" devient " Lettres du Docteur Jacobus à l'auteur",  et coetera.

Martinon.1856
Les retouches de gravures annoncées au titre ne sautent pas aux yeux. Elles sont minimes et concernent peu de planches. Les différences de couleurs, elles sont nettes, mais plus marquées dans certains cas et plus claires sur d'autres. En voici deux exemples.
Garnier.1867.


Garnier.1867.
Martinon.1856.


Edition qui se rencontre assez facilement. Le tirage a du être important.




























R E C A P I T U L A T I F 
des Editions des Fleurs animées publiées entre 1847 et 1867 inclus.

1*.- 1847. Originale. Gabriel de Gonet, Paris. Tirage à pagination continue. 2 Vol. gr.in-8°. 50 pl.coul.

1a*-1847. Même édition que l'originale mais tirage à pagination distincte. 2 Vol. gr.in-8°.50 pl.coul.

2*.- 1851. C.W. Froment, Bruxelles. 2 Vol. petit In-8°. ( sans la Botanique et l'Horticulture).50 pl.coul.

3*.- 1852. A.Delavau, Bruxelles. 2 Vol. gr.in-8°. 50 pl.coul.

4*.- (1856). Martinon, & G. de Gonet. 2 Vol.gr.in-8°. 49 planches couleurs h.t.

5*.- (1857). Martinon & G. de Gonet. 2 vol. gr.in-8°. 50 pl. coul. encadrées Or.

6*.- (1858). Martinon & G. de Gonet. Un Vol. In-4°. 50 pl. coul. Edition à deux colonnes.

7*.- 1867. Garnier Frères. 2 Vol. gr.in-8°. 50 pl. coul. retouchées.


On voit que quand les bibliographes comme Vicaire, Brivois ou Carteret ne citent que deux ou trois éditions on est loin du réel.



A ces éditions on peut ajouter l'édition en langue anglaise ou plutôt l'édition Américaine : The Flowers
Personified. L'édition originale traduite du français par N. Cleaveland est en deux volumes, le premier tome publiée en 1847, le second en 1849. J'ai relevé deux éditeurs : R.Martin à New York et Johnson Fry et Cie également à New York. La collation serait : (4), iv, 3-278; 281-385, (4), 152, 8pp.

Ci après une photo d'un exemplaire en cartonnage éditeur avec une plaque au fer doré, très similaire au fer d'Haarhaus qui orne nos éditions françaises. Il existerait une seconde édition les deux tomes en un volume publiée en 1855 par Martin et Johnson.